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Accueil libre

L'accueil libre est un modèle d'intervention, avec ses références, une éthique et des valeurs.

L'accueil libre est un espace à défendre. Il offre une disponibilité, une qualité de présence. Une vraie présence à l'autre est un travail difficile, exigeant. Il est difficile de faire reconnaître les compétences mises en oeuvre dans l'accueil libre !

L'accueil libre est à contre-courant des pratiques où on nous demande de définir des objectifs et des indicateurs mesurables.

Comment collectiviser et mieux communiquer sur l'accueil libre ?

Est-ce que « accueil libre » est le bon terme ?

 

Contenu de l'atelier :

Comme ce modèle laisse beaucoup d'ouverture, il est à contre-courant de tout ce qui est demandé en termes d'évaluation. Pourtant, il n'est pas sans effets.

Comment visibiliser ce modèle ? On parle peu de notre pratique. Comme si c'était chez les autres qu'on allait trouver la réponse.

Ne cherchons pas à faire tous la même chose. Soyons dans nos spécificités.

Il y a tout un projet sociopolitique important derrnière l'accueil libre, qui vient de l'éducation populaire.

Pour les références pédagogiques, on peut consulter le site de Philippe Meirieu, consacré à l'histoire et à l'actualité de la pédagogie (www.meirieu.com)

 

La notion globale de l'accueil libre est un espace, Cet espace peut être une roulotte dans un parc.

L'accueil libre implique la liberté de venir et de partir, ce qui pose le challenge de construire la confiance avec les parents.

Géographiquement, les lieux permettent plus ou moins la liberté de venir ou de partir.

Et la liberté ne convient pas à toutes les familles.

 

L'idée est de laisser un souffle à l'enfant, sollicité de toute parts pour être bon en tout.

L'important est que l'enfant puisse expérimenter, sans forcément aboutir. Le plus difficile à défendre, c'est le droit de ne rien faire. C'est revendiquer les vertus de l'ennui.P our que l'enfant puisse se laisser ne rien faire, ou faire des choses qui ne lui sont pas proposées, il faut un cadre. L'accueil libre s'inscrit dans un cadre. Les professionnels tiennent ce paradoxe entre cadre et liberté.

 

L'accueil libre, à la base, est pensé pour offrir un cadre à des enfants qui sont dans la rue.

L'accueil libre soutient l'apprentissage dans le rapport parents – enfants.

Le professionnel ne prend pas la responsabilité de l'enfant, mais il ou ellle est présent-e

Dans un Centre, des populations en chassent d'autres : certains sont libres et d'autres pas.

Les professionnels doivent réguler ces questions de liberté. Il faut arriver à faire partager ce projet.

 

La notion d'accueil est importante. L'équipe de professionnels construit une identité du lieu qui fait que l'enfant entre dans quelque chose de pré-construit.

Quand l'enfant est accueilli, il entre dans ce pré-construit, il en saisit le cadre, la dimension sécurisante.

L'enfant vient chez vous. Il entre dans le cadre que vous avez établi et qu'il faut tenir.

Si les adultes sont occupés, affairés , l'enfant risque d'agir de sorte à se faire remarquer.

Etre capable, sans avoir un support particulier, d'être continûment attentif à l'ensemble, capable d'une vraie présence à l'autre, compte parmi les activités les plus complexes du travail social.

 

L'accueil libre est ouvert à tous. Un enfant peut être exclu, mais c'est pour le réintégrer. Cette dimension-là, d'accueil global, est spécifique à l'accueil libre.

L'accueil libre prend l'autre tel qu'il est, sans projet éducatif ou pédagogique.

 

L'accueil libre travaille avec des personnes dans un collectif. Comment montrer que ces dimensions d'ouverture et de collectif font sens ?

Le fait que des bandes puissent venir dans des lieux où circulent différentes populations, ça peut déconstruire un peu ces bandes. Les populations sont interdépendantes et pas toutes puissantes.

Des jeunes passent quelques mois dans le centre et repartent. Ils ont besoin de se poser.

Il faut travailler avec la diversité des populations.

 

C'est extrêmement difficile de tenir dans un lieu où enfants ou ados ne viennent pas.

Est-ce qu'il faut aller les chercher ? Ou attendre qu'ils viennent ? N'est-on pas normatif d'aller sur le territoire de l'autre ?

 

Esr-ce qu'on est là pour résoudre le problème de l'enfant ? Ou pour lui permettre d'expérimenter autre chose que ce qu'on lui a dit qu'il était depuis longtemps ?

Avoir une intention pour chacun...

Il y a une compétence à accueillir la difficulté de l'autre et faire un bout de chemin dans une qualité de présence qui produit un mieux-être. La qualité de présence se travaille, se construit.

Dans les métiers de l'humain, on est dans une interaction constante, dépendant de ce qu'amène l'autre. Si un jeune ne vient pas à un rendez-vous, ça fait partie d'un processus et ça donne à construire. Là où on pratique l'accueil libre, on travaille le sens du lien. On ose une présence à l'autre, parfois dans un projet peu défini. On travaille avec ce qui se passe sur le moment.

 

Face aux enfants qui nous posent problème, on est très vite dans la rechercher de solutions, maisest-ce nos solutions ou les siennes ?

Laisser l'autre à son propre rythme demande de la générosité et de l'humilité de soi.

Il faut être toujours dans une attention à l'autre. Cest la base de la relation : c'est en accueillant qu'on entre en contact.

 

S'il faut prendre du recul, il faut aussi savoir se laisser toucher, et mettre des mots, se mettre en risque d'être ému, de rire, de travailler avec ses émotions. Il n'y a pas besoin de superviseur pour échanger sur ses émotions dans une bonne équipe.

 

Qu'est-ce qui fait qu'on est ou qu'on se sent régulièrement en position d'infériorité vis-a-vis d'autres professionnels ? alors que les compétences mises en oeuvre sont si fines...





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