recherche
anim.ch > Accueil > Information > Le coeur à l'ouvrage
  
login
pass
  

La Fédération romande

a le plaisir

de vous proposer

un nouveau

 

« billet d’humeur »

 

rédigé par

Micheline Kretschmer

 

 

Bénévolat !  Pourquoi pas ?

 

 

Un long silence pour moi. Enfin me revient l’envie d’écrire, et je vais réfléchir « bénévolat » et raconter une de mes expériences dans ce domaine.

 

Après ma retraite, (il y a plus de vingt ans), je fus sollicitée par une institution sociale pour participer à divers activités. Je m’engageais avec plaisir et intérêt.

 

- Participation à un groupe de travail sur les attributions d’aides financières, groupe auquel participaient des travailleurs sociaux.

 

Ce groupe de travail se réunissait  le matin à huit heures. A ma question de savoir pourquoi cette « heure si matinale pour une retraitée !!! », il me fut répondu par le Président du groupe : « Je suis du matin. » ! A cet argument, les travailleurs sociaux ont ajouté « parce que c’est un temps  où nous recevons encore peu de téléphones, donc un temps favorable pour nous. » Voilà un argument plus convaincant, respectueux des usagers. Alors je m’y conforme volontiers !

 

- Délégation de l’Institution de Genève aux rencontres des mêmes Institutions de toute la Suisse. Je parle l’allemand et suis habituée à ces collaborations, toujours intéressantes, et que j’ai beaucoup pratiquées pour « l’Ecole sociale ».

 

 

 

 

- Participation à un groupe réunissant plusieurs institutions pour choisir parmi des romans et des témoignages à proposer pour l’attribution d’un prix, en vue d’une diffusion destinée aux enfants et aux jeunes.

 

C’était un bénévolat, c’est-à-dire un service, dont une caractéristique est la gratuité.  C’était aussi un intérêt, un plaisir, un apport pour moi, sous diverses formes. Poursuivre une activité dans un domaine connu, y glaner parfois des nouveautés ; c’est aussi l’occasion d ‘avoir encore une « activité professionnelle », c’est encore des possibilités de rencontres, et c’est un engagement. Je suis donc très satisfaite et reconnaissante de ces opportunités.

 

Le temps passe, et tout-à-coup, je ne reçois plus de convocation pour le groupe de travail. Alors je me renseigne auprès de l’institution et on m’explique que ce groupe fonctionne maintenant autrement, et que des personnes extérieures à l’institution ne sont plus nécessaires.

 

Je prends note et j’exprime juste le regret de n’avoir pas été informée.

 

Le temps passe encore, et je ne suis plus invitée à rencontrer les collègues des institutions « sœurs » de la Suisse alémanique et tessinoise.  Alors je me renseigne auprès de l’institution et l’on m’explique que ces grandes rencontres suisses n’ont plus lieu, et qu’une organisation nouvelle et différente a été mise en place. Et que les bénévoles ne sont plus sollicités

 

Je prends note et j’exprime juste le regret de n’avoir pas été informée.

 

Le temps passe encore et je ne suis plus convoquée pour les choix des livres. Alors je me renseigne auprès de l’institution et l’on m’explique que l’institution que je représentais a décidé de ne plus contribuer aux travaux de ce groupe.

 

Je prends note et j’exprime juste le regret de n’avoir pas été informée.

 

Les changements font partie de la vie des institutions, et les modifications ci-dessus mentionnées étaient certainement justifiées, adéquates, voire nécessaires.

 

Le temps passe encore, et je rencontre dans le tram un membre du Comité de l’institution qui me déléguait à ces trois activités. Nous échangeons quelques propos agréables et je lui dis mon étonnement de n’avoir pas été informée de la cessation de ma contribution.  Réaction forte, comme une leçon :

 

« Quand on fait du bénévolat, il ne faut rien attendre en retour ! »

 

Je devais quitter le tram. Dommage ! Je n’ai donc pas eu le temps de lui répondre : «je n’attends rien de plus que ce que j’ai reçu en plaisir et intérêt. Je souhaite juste être respectée ! »   

 

Peut-être a-t-elle imaginé que j’aurais souhaité une lettre de remerciements pour mon travail et mon engagement. Ce n’est évidemment pas de cela qu’il s’agit.

 

Je lui aurai expliqué qu’il me semblait que la fin d’un mandat de bénévole devrait être signalé à la personne concernée. C’est la reconnaissance de la tâche accomplie, et donc partant la reconnaissance de la personne.

 

Ce n’est pas une « maltraitance » bien grave, il semble que j’en garde tout de même le souvenir, et que je dis ma reconnaissance chaque fois qu’un ou une bénévole pallie mes manques ou mes impossibilités.

 

13 octobre 2020

Micheline Kretschmer

 

 

 

 Tous les textes qui ont déjà été publiés sont à présent rassemblés sur la page suivante :  

 

Documentation thématique > Mémoires et récits - - - - - - - - - - - - suivre le lien >





← retour

autres éléments (14) dans "Information":
Le coeur à l'ouvrage  14.10.2020
Documentation  28.07.2020
Formation  07.07.2020
Camps d'été  17.06.2020
Information  16.04.2020
Site Internet  03.10.2018
100 Ans HETS  13.03.2018
Thérapies alternatives  12.07.2017
Documentaire  25.05.2017
Réflexions et conseils  21.09.2016
Ateliers et formations  03.08.2016
Films d'animation et sur l'animation !!!  
L'alcool, c'est pas cool, par Christine Bouton  
Presse, jeunes et étrangers